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90e Anniversaire de l’Association Radicale du Grand Saconnex
Allocution prononcée par Henri Stengel le 1er février 2008
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Mesdames, Messieurs,
Chers amis radicaux,
Cette année, notre association est devenue nonagénaire et on peut dire, sans fausse modestie qu’elle se porte bien. Comme toute personne de cet âge, elle a connu des moments difficiles, elle a obtenu des succès, ses actions ont été nombreuses, souvent soutenues et approuvées, parfois hélas combattues. Elle a, selon moi, encore un bel avenir, du moins je le souhaite ardemment.
Nous voulons évoquer ce soir ces 90 années de radicalisme saconnésien. Nous pouvons affirmer que notre parti est toujours bien implanté au Grand-Saconnex et je ne manquerai pas de vous donner tout à l’heure quelques chiffres.
Mais avant de nous remémorer les 90 ans de notre association, je voudrais remonter dans le temps et parler de la fondation et de l’histoire du Parti Radical Genevois. Fondé en 1846, il fête cette année ses 162 ans d’existence.
Même si je m’attarde sur cette période, je ne doute pas que je peux compter sur votre intérêt et sur votre écoute pour comprendre la naissance du parti auquel nous appartenons.
Fondation et histoire du Parti Radical Genevois
L’histoire de Genève est marquée à cette époque par d’âpres luttes contre une aristocratie
prétentieuse, se refusant à comprendre les justes aspirations populaires. De nombreux Genevois, épris du désir de justice sociale et de liberté humaine, se sont ingéniés au cours des siècles à revendiquer les droits populaires qui sont la base même d’un Etat démocratique. Certains patriotes étaient prêts à tout sacrifier, même leur vie, pour lutter contre une aristocratie aveugle. L’histoire politique de Genève est marquée par des conflits qui opposèrent souvent le peuple aux privilégiés et aux notables.
James Fazy
Sous l’influence de la Révolution de juillet 1830 à Paris, un grand courent réformiste secoua la Suisse. Il s’est manifesté à Genève et le Parti Radical naquit de cette agitation. Les mécontents, c’étaient les radicaux de l’époque. James Fazy, le futur chef du Parti Radical, en faisait partie. Malgré le vote de nouvelles constitutions, l’agitation continuait.
Partout en Suisse, progressistes – c'est-à-dire Radicaux – et conservateurs sont aux prises.
A Genève, le gouvernement lève des troupes et veut faire arrêter James Fazy. Les amis et partisans du tribun prennent aussi les armes et élèvent des barricades. Les troupes du gouvernement sont vaincus. Le Conseil d’Etat démissionne. Un Gouvernement provisoire est formé avec James Fazy comme président. A Genève, le peuple se donne le gouvernement qu’il désire : le Parti Radical est donc né.
James Fazy put accomplir alors son œuvre. Il modifia complètement la physionomie morale, économique et politique de Genève. Sa Constitution de 1847 est un chef-d’œuvre de sagesse et de modération politique. Durant toute sa carrière politique, il fut l’objet d’attaques acharnées de ses adversaires. Il gouverna en maître de 1846 à 1861.
Mais en 1861, l’opposition des conservateurs hostiles à la politique de James Fazy réussit à l’évincer définitivement du Conseil d’Etat. Détesté, haï, injurié, il ne se laisse pas abattre.
Il faut savoir qu’il avait bouleversé des habitudes, supprimé des privilèges. Il meurt le 6 novembre 1878, abandonné et ruiné.
Mais il a façonné Genève dans sa forme physique et dans sa forme politique. Nous lui devons nos institutions politiques et l’essor économique de notre cité.
Si, en 1865, les Radicaux perdent la majorité aux élections, ils reprennent le pouvoir en 1870.
Le Parti Radical entre alors dans une phase nouvelle. Il est sous l’influence d’Antoine Carteret qui dirigea tout d’abord le Département de l’Instruction Publique. La Faculté de Médicine est créée et l’Ancienne Académie de Genève est érigée en Université. Antoine Carteret prend ensuite la tête du Département de l’Intérieur et des Cultes.
De 1889 à 1897, les Radicaux sont écartés du pouvoir par le Parti « Démocratique ». C’est le régime conservateur de Gustave Ador.
Georges Favon
La politique radicale est dominée par Georges Favon. Né en 1843, il appartenait à la haute bourgeoisie protestante, très conservatrice. De par ses contacts, il se décide à rompre avec les traditions de sa famille et à adhérer au Parti Radical, ce que les Conservateurs ne lui pardonneront jamais.
Avec Favon, la politique radicale incline fortement vers les problèmes sociaux. Selon lui, le Parti Radical devait s’agrandir et attirer à lui, par une politique avancée et audacieuse, les éléments ouvriers.
Par ses idées généreuses, par le prestige de son éloquence persuasive, Favon fit du Parti Radical une véritable fascination et, pendant longtemps, il fut le maître de ceux qui espéraient un ordre social meilleur. Il aimait passionnément sa patrie. Le 26 novembre 1892, il écrivait ceci : « Oui, nous défendons tous la vieille Genève égoïste, dogmatique, étroite, la vieille Genève hostile aux réformes sociales qui se réclament de la solidarité et de l’égalité. »
En1897, le Parti Radical reconquiert le pouvoir après 8 ans d’opposition. Il le gardera sans interruption jusqu’en 1918. Aux élections de 1897 cinq Radicaux et un Socialiste entrent au Conseil d’Etat, un seul siège est attribué aux Démocrates.
Les élections de 1900 furent une nouvelle victoire pour le Parti Radical. Favon devint chef du gouvernement et prononça le discours de Saint- Pierre. En 1902, Georges Favon meurt brusquement. Il n’avait que 59 ans.
1907 Séparation de l’Eglise et de l’Etat
En 1907, le peuple accepte une proposition du gouvernement tendant à la suppression du budget des Cultes, c'est-à-dire consacrant la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Cette loi, œuvre de Henri Fazy, neveu de James Fazy, « délivre le pays du cauchemar des luttes confessionnelles et des passions religieuses. »
1918 Après-guerre
Lors de l’élection du Conseil d’Etat en 1918 (année de la fondation de l’Association Radicale du Grand-Saconnex), devant l’incertitude du lendemain, le corps électoral renverse les Radicaux, qui
dirigeaient Genève depuis le début du siècle, et vote en faveur d’un gouvernement hétéroclite à majorité conservatrice. Ce Conseil d’Etat a beaucoup de peine à gouverner. Les délicats problèmes de l’après-guerre, le chômage, la situation dangereuse des finances de l’Etat sont autant de questions où il se montre insuffisant.
1924 Opposition d’extrême gauche
En 1924, le peuple accorde sa confiance à un nouveau gouvernement élu sous le signe d’une alliance des Radicaux et des Socialistes. Ce gouvernement comprend trois Radicaux, deux Socialistes et deux représentants de droite.
Les Socialistes abandonnent rapidement l’équipe gouvernementale. Ils retournent dans l’opposition, une opposition d’extrême gauche démagogique et stérile.
1933 Crise mondiale
La crise mondiale, les exagérations d’un parti d’extrême droite, « L’Union nationale », la faillite de la Banque de Genève, une agitation habilement entretenue, l’émeute du 9 novembre 1932… sont autant de facteurs qui favorisent l’avènement d’un régime socialo-communiste. Arrivé au pouvoir en 1933, ce gouvernement n’a duré qu’une législature. Il a valu à Genève bien des difficultés et en particulier une humiliante crise de trésorerie.
1936 Les Radicaux de nouveau aux affaires publiques
En 1936, le peuple sanctionne un regroupement des Forces nationales. Les Radicaux reprennent la direction des affaires publiques. Depuis cette époque ils sont 3 ou 4 représentants.
En résumé, avec James Fazy, le Parti Radical, en conquérant les droits populaires, a réalisé la démocratie politique. Mais ces droits ne peuvent suffire au bonheur d’un peuple : les lois sociales doivent apporter le complément indispensable… Et c’est encore le Parti Radical, avec Georges Favon, qui a créé – le mot est de lui – la démocratie sociale.
Création de l’Association Radicale du Grand-Saconnex
Venons-en au Grand-Saconnex et à la création de l’Association Radicale en 1918. Nous fêtons aujourd’hui nos nonante années d’existence. Cette très longue étape mérite qu’on s’y arrête.
Il nous faut prendre conscience des circonstances dans lesquelles fut fondée notre association, car la situation économique, sociale et politique de notre pays, de notre canton étaient particulièrement préoccupantes. Nous étions dans une époque très difficile et nous avons de la peine à imaginer les souffrances, même sans conflit direct, et des restrictions subies pendant le premier conflit mondial, qui n’était pas encore terminé.
C’est ainsi qu’en cette période de difficultés particulières est né dans notre commune le légitime besoin de se réunir et de créer des groupements d’action et d’entraide. Notre association fut ainsi fondée par des hommes d’expérience, las de l’immobilisme des uns et de l’égoïsme des autres. Elle voulait répondre aux besoins légitimes de tous ceux qui voulaient défendre l’idéal Radical. Avec une volonté toujours en éveil, elle prit rapidement une place importante au sein de la vie saconnésienne.
Premier anniversaire de l’Association Radicale
Dans le quotidien « Le Genevois » du 10 février 1919, on peut lire que l’on fête, au « Café Gardet » (actuellement le « Café de la Mairie ») dans la bonne humeur et en présence d’une nombreuse assistance, le premier anniversaire de la jeune Association Radicale du Grand-Saconnex, présidée par M. Duchosal, député.
Que mange-t-on à cette occasion ? Une choucroute Radicale évidemment !
On relève à cette soirée la présence de M. Henri-Georges Boveyron, Conseiller d’Etat, de M. John Wolf, maire Radical de la commune, des députés Louis Cartier et Adrien Lachenal, ainsi que de très nombreux amis accourus de la ville et des associations des communes voisines. C’est M. Bujard qui officie comme major de table. Pendant quelques années, l’association s’appelle « Association Radicale Grand-Saconnex / Pregny ».
1916 – 1963 Maires Radicaux
Précisons que M. John Wolf a exercé son mandat de maire du Grand-Saconnex de 1916 à 1930.
Il a succédé à M. Edouard Sarasin qui a démissionné le 30 octobre 1916, après un mandat de 45 années.
M. John Wolf habitait une villa en descendant la Route de Ferney. Il a quitté la fonction de maire en1930 et son successeur, M. François Lehmann, a exercé la charge de maire de 1930 à 1954.
A cette époque, et ce sera le cas jusqu’en 1963, l’exécutif communal était constitué d’un maire et de deux adjoints. Nous pouvons donner le nom de deux adjoints radicaux : M. Emile Cerrotti, grand-père de notre amie Elyane Udriot, adjoint de 1936 à 1955 et M. Eugène Rey, adjoint de 1955 à 1963.
Depuis 1963, la commune dépasse les 3000 habitants et c’est un Conseil Administratif de trois membres qui est l’organe exécutif communal.
Présidents de l’Association Radicale
Malheureusement, nous n’avons jamais pu mettre la main sur des archives d’avant 1963, si bien qu’il est difficile de vous donner des informations sur la vie de l’association pendant la période 1918 à 1950. Nous connaissons toutefois le nom de deux présidents qui ont assumé cette charge avant 1955. Il s’agit de M. Ernest Wahli et de M. Henri Ellès.
Dès 1955, c’est M. Georges Hof qui a conduit aux destinées de notre association.
La présidence a été assumée ensuite par MM. Paul Binggeli, Werner Albrecht, Henri Stengel, Henri Vez, Alfred Sbeghen, André Mottier, Denise Roux, Eric Steiner, Philippe Sandoz, Michèle Mottier et notre président actuel Gabriel Catillaz.
Souvenirs de la vie de notre association
Entré comme membre de notre association et siégeant de suite au comité dès 1961, j’ai quelques souvenirs d’événements de cette période de 47 ans de vie Radicale au Grand-Saconnex.
J’ai toujours vécu avec beaucoup d’intérêt la vie de notre association d’autant plus que mes quatre ans au sein du Conseil Municipal et les vingt ans passés au Conseil Administratif me laissent également de nombreux souvenirs.
Lorsque l’Association Radicale fut fondée en 1918, la commune comptait environ 1050 habitants, alors qu’on en dénombre aujourd’hui plus de 10 600.
Si l’on compare le budget communal et sachant que celui de 1918 était d’environ 14 000 francs, on
doit le multiplier par plus de 2300 pour atteindre le budget actuel, tant en ce qui concerne le fonctionnement que les investissements. On peut aussi comprendre l’évolution et l’expansion de notre commune entre 1918 et 2008.
J’aimerais ne rappeler que quelques événements qui ont eu lieu au cours de ces dernières décennies de vie communale Radicale. Je n’en citerai que dix :
« Carrefour », le journal de notre association
Le Journal de notre association, « Carrefour », créé en 1967, en est actuellement à son 168e numéro. Je tiens à vous montrer comment se présentait le premier numéro et le dernier sorti de presse. Si la présentation actuelle est excellente, le coût d’un numéro en 2008 est évidemment très différent du premier journal sorti de presse il y a 41 ans.
Premier Arbre de Noël organisé par le Groupe Féminin Radical
C’est en 1967 que le Groupe Féminin Radical organisait pour la première fois l’Arbre de Noël, en pensant aux personnes âgées.
De vingt sept qu’elles étaient la première année, leur nombre a grimpé année après année, puisqu’en 1981, elles étaient déjà 120. Sur ce nombre, plusieurs personnes non membres de l’association étaient invitées.
Au début, les membres du Groupe Féminin avaient tricoté des chaussettes pour les hommes et cousu un tablier pour les dames. Une autre année, les dames du Groupe Féminin avaient confectionné une corbeille à pain en rotin pour chaque personne invitée.
Au cours d’un après-midi d’une fête de Noël, le film « Les temps modernes » de Charlie Chaplin a été projeté. Une autre fois, c’était le film « Heidi ».
Devant l’augmentation constante des participants, la commune a accepté de reprendre l’organisation de cet Arbre de Noël pour deux raisons : un problème de coût d’une part et le personnel nécessaire à la préparation et au service d’autre part. Le succès est actuellement toujours plus grand, puisque, sauf erreur, lors du dernier Arbre de Noël communal à Palexpo, le nombre de 400 participants a été largement dépassé.
Première garderie d’enfants
Le Groupe Féminin est à l’origine de la première garderie d’enfants organisée dans la commune. Celle-ci se déroulait une fois par semaine à la buvette de la salle communale. Il y avait une infirmière diplômée, rétribuée 20 francs (de 13h30 à 18h) et deux dames bénévoles du Groupe Féminin.
Fondue bourguignonne
Je me souviens que, lorsque je suis entré à l’Association Radicale, celle-ci organisait un samedi, en fin d’après-midi, du mois de janvier, à la buvette de la salle communale, un apéritif pour ses membres. Nous étions entre 20 à 25 membres.
Cette tradition a perduré, puis elle a évolué, puisque vers les années 1974, un repas sous forme de fondue bourguignonne a été organisé à la salle de réunion La Tour. Un essai a été tenté en 1977 et en 1985 pour remplacer la bourguignonne par une choucroute, mais les participants ont réagi, montrant leur préférence pour la bourguignonne. D’ailleurs, c’est toujours le cas et je suis sûr que vous l’avez tous appréciée à nouveau ce soir.
Triste journée sous la coupole fédérale
Nous avons vécu un événement unique en 1973, le jour où des membres de notre association, de représentants des autorités cantonales et du Parti Radical Genevois se sont rendus à Berne pour assister à l’élection de trois nouveaux Conseillers fédéraux.
Henri Schmitt, membre de notre association et habitant Le Grand-Saconnex était le candidat officiel proposé par le Parti Radical Suisse. Or, ce jour là, les trois candidats officiels présentés par leur partis respectives, à savoir : l’Argovien socialiste Arthur Schmid, le Soleurois démocrate-chrétien Léo Schürmann et le Genevois radical Henri Schmitt n’ont pas été élus. Pour Henri Schmitt, l’élection était prévue en dernier. Lors des deux votes précédents, les candidats officiels n’ayant pas été élus, notre ami Henri Schmitt subissait malheureusement le même sort.
Après trois heures de votation, étaient élus : Le Soleurois socialiste Willy Ritschard, le Zougois démocrate-chrétien Hans Hürlimann et le Vaudois radical Georges- André Chevallaz.
Verre de l’amitié avec Georges- André Chevallaz
Pendant plusieurs années, nous avons organisé un week-end de ski familial, notamment aux Carroz sur Arraches et à Château d’Oex. Lors d’un week-end en 1978, je crois, notre association avait invité M. Georges- André Chevallaz et son épouse à venir au chalet Perce-Neige à Château d’Oex, pour boire le verre de l’amitié. Nous avons eu la chance d’accueillir notre Conseiller fédéral, qui est arrivé au chalet bras dessus-bras dessous avec sa femme. Chacun disait : « Dans quel pays un membre du gouvernement pourrait se déplacer sans être surveillé, protégé ou accompagné ? ». Nous avons passé une heure dans une ambiance très détendue en sa compagnie.
Deux Conseillers d’Etat Radicaux ont habité notre commune
Je rappellerai que pendant ces 90 dernières années, deux Conseillers d’Etat Radicaux ont habité la commune : M. Guillaume Pictet (mandat de 1924 à 1926) et Henri Schmitt (mandat de 1965 à 1977), avec deux présidences du Conseil d’Etat en 1971 et 1976.
Henri Schmitt a été également Conseiller national, président de la Jeunesse Radicale Suisse et président du Parti Radical Suisse. Ses contacts avec notre association ont été nombreux et notre magistrat Radical était fréquemment parmi nous.
60e Anniversaire de notre association
Lors de son 60e anniversaire, en 1978, notre association a reçu M. Yann Richter, président du Parti Radical Suisse, qui nous a fait l’honneur de participer à notre Soirée annuelle.
Philippe Pidoux et Robert Ducret
Lors du 70e anniversaire, en 1988, avant notre fondue bourguignonne, nous avons accueilli M. Philippe Pidoux, Conseiller d’Etat vaudois et Conseiller national, qui nous a entretenu du thème « Le prix de l’immigration ». Quant à M. Robert Ducret, Conseiller d’Etat genevois et Conseiller aux Etats, il nous a parlé « Finances et politique ».
Pascal Couchepin
Lors de notre 75e anniversaire, en 1993, nous recevions dans cette salle M. Pascal Couchepin,
Conseiller national et président du groupe parlementaire Radical des Chambres fédérales et M. Gilles Petitpierre, Conseiller aux Etats genevois. Ces deux orateurs nous ont parlé de sujets d’actualité économique et politique. Cette soirée fort réussie s’est terminée par La Revue saconnésienne présentée par Daniel Ducommun, député, qui a entraîné avec lui une pléiade d’hommes politiques genevois.
Statistiques concernant les élus
Je ne veux pas évoquer d’autres souvenirs ou événements concernant notre association… et il en aurait pourtant encore beaucoup, mais je ne veux pas abuser de votre attention. C’est volontairement d’autre part que je ne parlerai pas de toutes les propositions, interventions, suggestions des élus Radicaux et des actions politiques de notre association au cours de toutes ces décennies, car il faudrait beaucoup, beaucoup de temps pour les énumérer.
Toutefois, avant de terminer et ayant établi pour la Mémoire du Grand-Saconnex des statistiques concernant les élus de tous les partis représentés au sein des autorités communales, je me fais un plaisir de vous donner quelques chiffres qui vous intéresseront sûrement.
C’est ainsi, qu’au cours des douze dernières législatures (cela fait 48 années) soit de 1963 à 2011 (j’ai déjà inclus les chiffres de la législature actuelle 2007- 2011), 254 représentants de partis ont siégé pendant une législature de quatre années au sein du Conseil Municipal. Les Radicaux arrivent largement en tête avec 72 représentations, suivis des Démocrates-Chrétiens avec 46, les Libéraux 45, les Socialistes 44, le GAG 27, les Verts 17, le PAS 2 et le Parti du travail avec 1.
Dix Radicaux ont présidé le Conseil Municipal depuis 1963. Ce sont MM. Eugène Rey, Henri Ellès, puis Eugène Rey une deuxième fois, Pierre Rattoni, Henri Decor, Monique Baud, Werner Albrecht, Denise Roux, Jean-Pierre Wavre, Elizabeth Böhler et en principe un onzième Radical présidera le Conseil Municipal de fin mai 2008 à fin mai 2009, c’est Eric Steiner.
Au niveau de l’exécutif communal, formé de 3 membres, pendant ces douze dernières législatures, l’actuelle incluse, les Radicaux arrivent en tête avec 11 représentations de quatre années, les Libéraux 9, les Démocrates-Chrétiens 8, le GAG et les Socialistes 4 chacun.
En 48 ans, le titre de Maire a été porté 17 fois par des Radicaux, 13 fois par des Libéraux, 9 fois par des Démocrates-Chrétiens, 5 fois par des membres du GAG et 4 fois par les Socialistes.
Deux principes fondamentaux du Radicalisme
A l’occasion de ce 90e anniversaire, je voudrais rappeler les deux principes fondamentaux du Radicalisme : liberté individuelle et justice sociale.
Et je redis ici que les Radicaux saconnésiens sont conscients de l’importance et de la diversité des problèmes politiques, économiques et sociaux qui se posent actuellement. Ils sont prêts à relever les défis de notre temps, car ils se sentent responsables et toujours prêts à agir dans les meilleures conditions d’efficacité en faveur de l’intérêt des citoyennes et des citoyens de notre commune, de notre canton et de notre pays.
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Henri Stengel
1er février 2008, Salle communale des Délices
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